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Liberté vaccinale

Ici on va parler de l’obligation vaccinale.

Mais non, la vaccination n’est pas obligatoire ! C’est juste que t’as plus le droit à la vie sociale si t’es pas vacciné, c’est différent. Elle n’est pas directement obligatoire, mais on te fait comprendre que t’es vraiment un déchet si tu le fais pas, tu es mis à l’écart, tu es “canceled” comme on dirait dans une communauté “SJW”. Bien sûr on te présentera alors un comme un “antivax”, élément de novlangue qui permet de désigner toute personne ne voulant pas se faire vacciner dans l’immédiat. Ce “mot” est bien pratique, car, à l’instar de l’expression “les extrêmes”, il permet de créer une opposition le plus simplement possible, une opposition binaire, alors que la situation est beaucoup plus complexe.

Qui sont les “Antivax” ?

Déjà soyons clair, je trouve ce mot à gerber, il représente pour moi une simplification erronée d’une réalité que nos dirigeants refusent d’accepter – par peur démocratique sans doute – de Français divisés et qui pensaient – sans doute à tort -, qu’en tant qu’êtres conscients et dotés de toutes leurs capacités cognitives, ils pouvaient avoir le dernier mot en ce qui concerne leur propre santé. Car, oui, chers dirigeants, les Français “””Antivax””” ne sont pas tous des complotistes qui pensent aux nanoparticules 5G et des irresponsables, ils ont simplement une vision différente des choses.

En effet, il existe déjà une partie qui refuse les vaccins actuellement présentés, soit pour des raisons purement patriotiques (ils attendent alors le vaccin français), soit pour des raisons préventives, par manque de connaissance sur les conséquences sur le corps à long terme de ces vaccins. D’autres ont simplement ne sont simplement pas rassurés de ce qu’on pourrait leur injecter dans le corps. 

D’autres encore le font pour des raisons politiques, ils refusent de donner du crédit à des multinationales qui se sont enrichies au cours de la crise, de véritables puissances économiques étrangères auxquelles certains ne veulent pas donner d’importance.

D’autres encore, les plus jeunes en particulier, pensent que la maladie ne peuvent pas les atteindre.

D’autres encore regardent les chiffres de l’expérience des autres pays et en tirent la conclusion que les vaccins présentés ne seront pas efficaces face aux variants qu’on nous présente comme la prochaine menace.

Je ne dis pas que j’accorde du crédit à tous ces profils, je voulais simplement présenter l’éventail de possibilités énorme que pouvait présenter le simple terme “antivax”. Et il existe sans aucun doute beaucoup d’autres raisons de ne pas vouloir se faire vacciner. Il existe même des gens qui n’en ont que faire de la vaccination et ne s’en préoccupent tout simplement pas …

Confiance du gouvernement

Le gouvernement n’a rien fait pour mettre en confiance les français, après les réformes ayant conduit au mouvement des gilets jaunes, les coupes budgétaires, un service public en chute libre, une souveraineté de plus en plus déléguée à des instances supra-nationales non élues, et autres excentricités à l’Elysée avec de célèbres acteurs du “Youtube Game”, le gouivernement entendait sériseusement nous indiquer ce que nous devions faire.

Je pense -simple intuition – que beaucoup de français ont accepté la vaccination par dépit et par envie de prendre une pause et de ne pas renoncer aux plaisirs (les vacances d’été, les restaurants … ), sans entrave à leur liberté. Il existe également une petite partie, sur-représentée dans les médias, qui croit dur comme fer à l’absoluité du vaccin et qu’il est la seule condition au retour à une vie normale. Les autres, non convaincus, ont simplement rejeté le vaccin.

Le convaincant VS le convaincu

Dans une vaine tentative de convaincre les français à se faire vacciner cet été, le Gouvernement a appuyé lourdement sur l’importance de l’immunité collective, tout en promettant un retour “à la vie d’avant” – expression que je ne supporte plus de lire, tant elle n’a plus de sens, à force de répétition -, tout en méprisant les populations qui ne captaient pas le message et s’obstinaient – sans doute par ignorance  – à refuser la sacro-sainte vaccination. Nous sommes dans une situation où la personne A doit convaincre la personne B, mais le procédé échoue; dans un cas normal, il faudrait alors s’en prendre à la personne A – qui n’a pas été convaincante – et on ne devrait pas s’en prendre à la personne B … C’est cette situation à laquelle nous assistons aujourd’hui, dans un sursaut d’orgueil, le gouvernement refuse d’admettre sa communication catastrophique sur les vaccins et accuse alors la population concernée, de ne pas être à la hauteur du message envoyé. Un autre mépris à l’encontre de bon nombre de français.

Selon Asimov, “La violence est le dernier refuge de l’incompétence”, ainsi comme lorsque le gouvernement veut faire passer une loi qui se voit refusée par le vote démocratique, en fait elle passe quand même “de force” par un moyen quelconque. Lorsque le gouvernement n’est pas assez convaincant pour inciter les citoyens à se faire vacciner, il joue alors la carte du chantage. – évidemment dans le contexte de cet article, le mot violence d’Asimov est à prendre au sens figuré, le gouvernement n’a pas recours à de réelles violences physiques pour faire passer ses lois, n’est ce pas ? -. .

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Devenir adulte en 2021

Quand j’étais petit, je croyais qu’être adulte c’était pouvoir faire ce qu’on veut, avoir de vraies responsabilités, avoir la possibilité de parler de sa vie. J’avais l’image d’un adulte qui a vécu des choses et qui sait restituer ses expériences en y apportant une approche critique, qui sait transmettre ses savoirs.

La société infantilisée

Je crois de plus en plus à l’infantilisation de la société, c’est à dire cette volonté de contrôler les citoyens par une force supérieure qui pourrait dire ce qui est bon ou moins bon. Cette infantilisation se traduit par la multiplication des normes et des lois, parfois absurdes, qui empêchent la prise d’initiative. Ainsi toute chose qui sort un peu des cadres est vu comme quelque chose d’incroyable, comme une personne qui s’émancipe des règles, or ce comportement est :
premièrement, plus commun qu’on ne le croit, en effet je ne connais personne qui respecte absolument TOUTES les lois.
Deuxièmement ce n’est pas un acte héroïque, c’est bien souvent le simple bon sens qui nous pousse à ne pas suivre aveuglément la loi. Les lois sont donc parfois faites, non pas pour réaliser des choses de bon sens, mais pour être suivies sans questionnement aucun.

Les lois ont un double-objectif, le premier, le plus évident est l’organisation et la “canalisation” du désir des individus, afin de ne pas laisser les gens faire n’importe quoi. La loi, en ce sens, permet de régir les règles de vie en société. Le second objectif, plus subtil, est un moyen de normalisation et donc de contrôle.

En légiférant une action, on la rend banal et on rend alors anormale sa non-application. On peut ainsi rendre normal n’importe quoi, enfin presque, les lois sont tout de même votées.

Multiplication absurde des normes

Dans un objectif d’indifférenciation des individus, on multiplie les normes dès qu’une difficulté se présente. Ainsi, on ne laisse pas la place au libre arbitre et à la résolution à l’amiable. On rend tout de plus en plus administratif, de sorte qu’un problème concret devienne au final un simple Cerfa et un numéro de dossier : Résolu sous 72h, plus ou moins 6 mois.

La multiplication des normes permet d’accentuer l’infantilisation. En effet, un individu qui n’est pas libre de ses actions, qui est guidé dans tous ses aspects, et n’est donc pas capable de faire ce qui lui paraît juste, car il n’en a pas la “capacité”, est, par définition, un enfant.

Le serpent qui se mord la queue ?

Une question peut se poser. Est-ce la multiplication des normes qui infantilise ou bien l’infantilisation de la société qui oblige les dirigeants à nous guider de plus en plus. Pour moi, il est évident que c’est la première option qui est l’élément déclencheur. Mais aujourd’hui, ce n’est plus complètement vrai. Les gens sont infantiles. Il suffit de voir la place que l’on donne aux loisirs vidéo-ludiques, que je ne critique pas en tant que tels (j’ai grandi avec). Mais avouez qu’un trentenaire de banlieue parisienne, qui est tout le temps dans le désir d’achat, de sexe, d’amusement, qui ne pense qu’à ses potes et aux jeux-vidéos, qui ne s’intéresse à rien à part son propre domaine de vie, n’est pas vraiment un adulte, mais bien un enfant à qui on a laissé un salaire et quelques pseudo-responsabilités pour le bercer d’illusions.

Servir une politique de marché

L’infantilisation de cette société a un premier objectif, qui est pour moi le plus évident, à savoir servir un marché, donc servir les grands groupes de ce monde, en incitant à toujours plus de consommation. En effet, le gouvernement garde ses enfants, en les forçant à toujours plus de restrictions et de normes, que l’on suit aveuglément, tout en faisant basculer nos habitudes de consommation vers la grande distribution. Dans un même temps, on nous fait comprendre que la voix du peuple n’a pas vraiment d’importance (jamais de référendum, abstention record non prise en compte, …). Ce qui résulte de tout ceci est une population docile, plongée dans un état de servitude volontaire.

Pour terminer, je conclus avec cette phrase qui résume l’esprit de cet article :

Nous vivons dans une société infantilisée. Les lois d’hier nous infantilisaient, les lois d’aujourd’hui sont faites pour les enfants que nous sommes devenus.

LeFeu
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Les courtes réactions

Défaut d’acculturation scientifique

https://www.marianne.net/politique/covid-19-sibeth-ndiaye-met-le-fiasco-de-la-communication-gouvernementale-sur-le-dos-des

Il y aurait un défaut d’acculturation scientifique des français qui les a empêché de discerner toutes les subtilités de la communication du gouvernement lors du début de l’épidémie de Covid 19.

Culture scientifique ?

Drôle de tournure, ça veut tout et rien dire … C’est vrai, c’est quoi la culture scientifique ? Un scientifique n’équivaut pas un autre scientifique tellement les champs de recherches sont vastes. Bon on va admettre que la culture scientifique fait ici référence au manque de culture en sciences de la vie et en médecine.

Mais alors, est-ce qu’il y a un manque de culture médicale en France ? La question qu’on devrait se poser est plutôt : pourquoi il devrait y avoir une culture scientifique minimale dans la population ? La science n’est qu’une possibilité d’orientation mais toute la population ne fait pas de science, ou n’est pas intéressée par la science.

Juste une excuse à la con

Oui c’était juste une excuse à la con pour masquer les lacunes en communication du gouvernement au début de l’épidémie. C’est vraiment navrant. Pourquoi ne pas tout simplement assumer ses erreurs ? Comment peut-on toujours avoir confiance en son gouvernement avec ce genre de réaction.